Vous lancez votre web-entreprise ? Ignorez ce principe à vos risques et périls…

Vous êtes prêt à lancer votre blog ? A monter votre web-entreprise ? Vous avez une idée prometteuse, une vision claire de ce que sera votre activité, de la contribution que vous allez apporter et de la valeur que vous allez créer ?

Maintenant que votre objectif est clair, que vous savez ce que vous voulez faire, la prochaine étape c’est bien entendu de foncer pour atteindre ce but le plus vite possible, n’est-ce pas ?

FAUX

 

Reculer pour mieux sauter

Non, votre objectif premier lorsque vous montez votre entreprise, c’est la rentabilité.

La rentabilité telle que je l’entends, c’est la capacité à payer les factures de votre société tous les mois (fournitures, comptabilité, hébergement, adsl, prestataires éventuels,…) et à dégager suffisamment d’argent en plus, pour vous payer et avancer vers votre véritable objectif.

Je sais que vous pouvez trouver de l’argent lorsque vous montez votre web-entreprise. Vous pouvez brûler vos économies, obtenir un prêt auprès de la banque, aller jusqu’au seuil maximum de découvert sur votre CB, emprunter à la famille et aux amis, et vous dire que vous vous soucierez de devenir rentable plus tard.

Mais ces sources finissent tôt ou tard par se tarir.

Et si vous n’avez plus d’argent, vous serez obligé de mettre la clé sous la porte. Adieu, vision, contribution, et rêve d’une entreprise qui fera une différence dans ce monde. C’est aussi simple que ça.

Conclusion, lorsque vous démarrez, l’équation est simple. Vous n‘avez qu’une mission. Devenir rentable rapidement.

 

Bubble gum

Je vais vous donner un exemple qui illustre mes propos. En 2000, en pleine bulle internet, j’ai fait un stage étudiant au sein d’un site web d’information sur les sorties (une sorte de précurseur de tillate.com).

Monté par un ami et entrepreneur de talent, ce site avait levé pas loin de 15 millions de francs (mais si le franc, vous vous souvenez ?).

Sans hésiter, il avait sur-staffé son entreprise (on était 50 au moment de mon stage), fait des campagnes d’affichage dans le metro, et il dépensait sans compter… Le tout avec un CA mensuel de 50000 francs tout au plus !!

Pragmatique comme à l’habitude, je ne pouvais m’enlever de la tête cette question : mais comment vont-ils tenir en gagnant si peu d’argent ???

La réponse, je l’ai eu un an plus tard… En 2001, la société était déjà au bord de la faillite, et ne comptait plus que 3 employés. Elle ferma l’année d’après.

L’histoire de cette startup, c’est celle de milliers d’autres web-entreprise de la bulle internet.
Pourquoi est-ce que l’histoire s’est mal finie pour 99% de ces startups, qui avaient pourtant levé des millions ?

Parce qu’à cette époque, par excès d’enthousiasme (le fameux «irrational exuberence») les entrepreneurs et les investisseurs ont soudainement oublié le principe de base de l’entrepreneuriat : quelque soit votre concept et l’activité que vous voulez créer in fine, vous devez d’abord penser à être rentable (sauf si votre projet s’appelle Facebook, Youtube ou Zynga et que les investisseurs se battent pout vous donner du cash !!!)

A l’époque de la bulle, les web-entreprises n’étaient pas tenues d’être rentables, elles n’étaient pas bâties pour l’être. L’objectif était de lever des fonds pour continuer à grandir et éventuellement être racheté ou s’introduire en bourse. Très peu de boîtes y sont parvenues et l’effondrement de la bulle fut… wait for it… legendary.

 

Se concentrer sur la rentabilité

Au démarrage, pourquoi vous concentrer sur la rentabilité plutôt que sur votre objectif principal ?
Pour pouvoir tenir sur la durée et avoir une chance de réellement atteindre cet objectif.

Autre avantage de cette approche : elle vous « enlève la pression ». Au lieu d’emprunter un maximum, au lieu de miser tout votre effort sur un objectif lointain qui risque d’assécher vos finances en cours de route, vous avancez plus lentement mais plus sereinement vers votre objectif.

La plupart du temps, lorsqu’un entrepreneur débutant décide de se lancer directement à l’assaut de son objectif final, il se passe l’une des deux choses suivantes :

  • Soit il ne se lance jamais. Son projet est trop vaste, trop lointain, pour être attaqué de front et ça le bloque mentalement. C’est le genre de « wannabe entrepreneur » qui vous parle toujours de son projet extraordinaire mais qui ne se lance jamais. Trop de pression.
  • Soit il fonce mais à mi-chemin, sa trésorerie est vide, il n’a plus de quoi financer son projet et il est contraint d’abandonner son rêve.

 

Comment faire rentrer du cash rapidement ?

Si vous êtes bien connecté, que vous avez déjà un « track record » solide, que votre capacité de persuasion est quasi-hypnotique ou que votre idée est (vraiment) révolutionnaire, vous pouvez essayer de lever des fonds auprès de business angels.

Pour tous les autres, ceux qui comme moi ne sont pas des super-héros, je n’ai qu’un conseil : réfléchissez à ce que vous savez déjà faire.

Posez vous la question suivante : « quelles sont les compétences que je possède déjà et qui pourraient faire entrer du cash dans ma société ? ».
La réponse n’a pas besoin d’être parfaitement alignée avec votre objectif final, mais quelque chose de proche, et de pas trop compliqué/cher/long à mettre en place.

Je vous donne un exemple. Lorsque j’ai lancé ma société de vente d’info-produits en 2007, je voulais sortir des ebooks de bonne qualité sur plusieurs sujets qui m’intéressaient à l’époque.
Mais vu le trafic de mes minisites à mes débuts, je n’avais aucune chance d’être rentable.

Du coup, au lieu de vendre mes guides, j’en ai rédigé des versions raccourcies (30 à 40 pages), que j’ai distribué gratuitement en échange d’adresses mail optin.

J’ai ensuite loué les bases mail thématiques collectées à des annonceurs (c’était le début de la fin de l’âge d’or de l’emailing, mais il y avait encore des bons coups à faire!)

Etait-ce que je rêvais de faire ? Clairement, non. Moi qui aime lire, apprendre, transmettre aux autres, etc… Je trouvais rébarbatif et creux le métier d’emailer.

Il n’empêche, grâce à ces campagnes mails, j’ai pu gagner suffisamment d’argent pour financer mon activité de vente d’info-produit… jusqu’à ce que celle-ci rapporte assez pour me permettre d’arrêter mon activité d’emailing !

Cette phase initiale demande de la détermination, de la combativité, de la persévérance.
Elle n’est ni glamour ni plaisante. Vous devez être prêt à faire des sacrifices (tout en restant en accord avec vos valeurs).

En règle générale, je vous recommande de monter une petite entreprise de service autour de l’une de vos compétences : design, développement, seo, assistant marketing, community management, vidéo, etc… En effet, une société de service (en tant qu’auto-entrepreneur qui plus est) nécessite une faible mise de départ. Vous n’investissez que votre temps.

 

Conseils pratiques

Avant de lancer votre web-entreprise, vous devez déterminer quel est votre seuil de rentabilité tel que défini plus haut. Quel niveau de chiffre d’affaires va vous permettre de couvrir vos frais, de vous payer raisonnablement et de financer votre avancée vers le véritable objectif de votre entreprise.

Vous devez aussi réfléchir à combien de temps vous êtes prêt à passer chaque semaine sur la rentabilité de votre affaire naissante. Durant cette phase, je vous recommande de consacrer 60-70% de votre temps à travailler pour gagner de l’argent à court terme et 30-40% de votre temps sur votre projet à long terme.

Par ailleurs, il est utile de vous fixer une deadline pour sortir de cette phase. En style affirmation, ça donne : « au bout de 18 mois, je sors de cette phase initiale pour consacrer désormais 70% de mon temps au véritable objectif de ma société. »

 

Conclusion

Le démarrage d’une société, web ou traditionnelle, n’est jamais une étape facile. Courir après le cash implique de faire certaines choses qui vous déplaisent : vous occuper de la compta, assurer le service client, apprendre un minimum la technique, etc…

Soyez prêt à souffrir un peu. Faites appel à votre endurance. Mais soyez conscient que cette phase doit être temporaire et que votre objectif est d’en sortir au plus vite. C’est une phase de transition ingrate en quelque sorte.

Dites-vous aussi que c’est une phase où le perfectionnisme n’a pas sa place et la loi du 20/80 est reine. Ce n’est pas le moment d’être trop méthodique. Vous visez la rentabilité, pas la note artistique du jury !

Concentrez-vous sur les 20% qui comptent, à savoir la qualité du service / produit que vous proposez et le cash qui entre.

Votre bureau est désordonné et vos dossiers d’ordinateurs sont aussi bien rangés que la chambre d’un enfant de 5 ans ? Vos process ne sont pas clairement couchés sur papier ? Vous n’avez pas parfaitement rédigé votre vision.
Pas grave. Ce n’est pas encore le moment de vous polluer l’esprit avec cela !

Vous aurez de nombreuses années pour faire de votre boîte une machine de guerre parfaitement huilée… si vous négociez bien cette phase de lancement.

En attendant, je prône une négligence sélective.

Boris
Humble beginnings

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53 Commentaires
  • Un article vrai. J’ai pris grand plaisir à le lire ! C’est vrai que lorsqu’on se lance sur internet, on commence avec des étoiles dans les yeux, à se dire qu’on va très rapidement atteindre son objectif, etc. Et puis on se réveille très vite ! Et on se rend compte que pour mener un projet à bien, il faut vraiment se battre ! Produire des choses qui rapportent immédiatement pour pouvoir investir dans les choses sur le plus long terme, etc.

    Personnellement d’ailleurs, je considère mon site internet « I-Marketing pro » comme étant encore dans la phase initiale. Car en effet, j’ai démarré des projets à longs terme, mais qui ne me rapporte encore rien. Et je tire donc mes revenus de mon agence web, de l’affiliation et de la vente d’Ebooks que j’ai rédigé :)

    Au plaisir de te lire et à bientôt ! :)

  • Merci pour cet article très instructif.

    Je cherche à améliorer le référencement naturel de ma boutique, et ce n’est pas simple lorsqu’on est novice.

  • Ah enfin un post sensé, je me suis lancé dans le business web depuis octobre dernier, j’ai reussit a faire 2500 euros de CA, pour 2000 euros de depenses, c’est principalement faute de temps que je n’arrive pas a plus developpé l’activité.
    Mais en feed back, en 1 an j’ai reussit de passer des annonces adwords pour attirer a des clients a des annonces gratuits grace a un referencement efficace, j’ai des appels de clients tous les jours mais j’ai pas le temps de traiter 1/10eme des demandes
    Dans tous les cas, j’avance et reste rentable

  • Merci pour cet article très constructif. Je me lance actuellement dans un blog et cherche à améliorer son référencement naturel, et ce n’est pas chose facile lorsqu’on débute.
    Cet article a le mérite de m’éclairer un petit peu :)

  • Bonsoir Boris,

    Très bon article!

    Je commence à peine à m’intéresser au business sur internet.

    Ce dont je suis sûr par contre ,et je parle de mon expérience personnel, c’est que pour un business offline, le plus important à mes yeux et de très loin, c’est notre capacité à vendre.

    La stratégie commercial (surtout en b to b) doit être la priorité absolue de toute entreprise.

    Vous pouvez avoir le meilleur produit au monde, si vous ne savez pas le vendre…

    Je me permets d’insister sur ce point car malheureusement beaucoup trop d’entrepreneurs négligent cette partie.

    Pour être rentable, gagner de l’argent, il faut vendre!

    • Boris
      Répondre

      Salvio : tout à fait d’accord. Le meilleur produit ne gagne pas toujours, loin de là, s’il n’est pas soutenu par un effort commercial intense.

  • Salut Boris,

    Effectivement je me souviens bien de Tillate qui avait fait beaucoup de bruit et qui s’est fait oublié.
    D’ailleurs, je ne savait pas qu’il avaient fermé.

    Je sais qu’ils prenaient pas mal de personnes sans les rémunérés également.

    A bientôt,

    Al

  • Merci pour cet article qui me rappelle la fin des années 90 ou moi aussi je faisais des stages de webmarketer ou cybermarketer comme on disait à l’époque. Sur les 30 personnes ayant suivi le même stage de formation j’ai été le seul à pouvoir rester dans ce milieu. J’ai grimpé et suis devenu Directeur marketing pendant dix ans dans une société de vente de matériel médical sur le net. J’ai vu de nombreuses entreprises, annuaires et moteurs disparaitre. Je me lance maintenant dans une web entreprise avec le site http://www.horizon-du-vietnam.com et je reconnais que cette nouvelle activité est passionnante mais exige temps, rigueur et bonne organisation. Merci donc pour cet article qui rappelle bien les bases d’un projet car quand on se lance (surtout quand on est seul) on est pris par de multiples activités et on a tendance à oublier les priorités.
    Bien cordialement.
    Pierre

    • Boris
      Répondre

      Site très intéressant, je lui souhaite longue vie et bon développement…

  • Bonjour,

    Etrangement, j n’avais jamais visité ce site intéressant. Heureusement, c’est chose faite :)

    Comme c’est lapremière fois que je viens, je me présente. Je m’appelle Jérémy Goldyn, je suis blogueur Entrepreneur et auteur du blog http://www.roadtoentrepreneur.com dont le but est d’aider les autres à Entreprendre.

    J’aime beaucoup ton article car il reflète la vraie vie de l’Entrepreneuriat et les conseils que tu donnes sont fondamentaux. il faut se focaliser sur la rentabilité de son entreprise dès le départ. C’est pourquoi il est nécessaire et même indispensable de valider son idée avant d’investir.

    Si vous voulez commencer un business, que ce soit sur Internet ou pas, vous devez valider votre idée. il ne s’agit pas seulement de demander à votre entourage car il est le plus mal placé pour vous répondre. Ils vous diront tous que votre idée est géniale. Non ! Aller trouver des clients potentiels et essayer de voir s’ils seraient prêts à payer. Faites les même payer si possible.

    Dans cet article inetrview, je donne une méthode pour définir ce que velent réellement vos clients. Sur cette base, vous pourrez créer votre service ou votre produit : http://www.roadtoentrepreneur.com/the-lean-startup-interview-vladimir-blagojevic-comment-reellement-parler-avec-clients

    Merci encore pour l’article très intéressant !
    Jérémy Goldyn

    • Boris
      Répondre

      Bienvenue Jeremy etmerci pour ton, tes commentaires intéressants !

  • Je me permets de rebondir sur votre paragraphe intitulé Bubble gum : lorsque l’on voit qu’Instagram vient d’être racheté par Facebook pour 1 milliard sans pour autant avoir de modèle économique on peut se dire qu’il est possible de monter une boîte sans se focaliser sur sa rentabilité …

  • Il y a un autre écueil, souvent lorsque l’entrepreneur à un profil technique, qui consiste à etre tellement perfectionniste quant aux qualités techniques de son « bébé », que la rentabilité est oublié.

  • Merci pour cet article qui démontre sans discussion que l’on ne se lance pas n’importe comment dans une entreprise si l’on veut qu’elle perdure. En fait il faut énormément de préparation et de la mesure et non pas partir dans toutes les directions dès le début. Un business plan crédible, une tête bien froide aux rennes et de la pugnacité.

  • Le probleme c’est qu’aujourd’hui, de +en+ de gens pensent qu’ils peuvent tout gérer tous seuls tout simplement parce qu’ils pensent avoir trouvé un bon plan ou une bonne idée.

    Or, derrière la bonne idée il y a en effet « le quotidien » de l’entreprise (compta, démarchage, fidélisation, pub etc…) et la gestion des dépenses et recettes. Les idées, tout le monde est capable d’en trouver mais la gestion… peu y pensent et se retrouvent donc coulés du jour au lendemain.

    • Bonjour Voix off,

      Je suis d’accord avec toi, ce n’est pas facile de tout gérer tout seul.
      Je suis entrain de créer un site web, un nouveau concept de cours entre particuliers, je suis seule à gérer ce projet (une agence s’occupe de développer le site) et je me pose la question de savoir si je ne devrais pas trouver quelqu’un qui aurait des compétences complémentaires. Mais je me rends compte que c’est assez dur de trouver la perle rare!

      Quelqu’un aurait des conseils à me donner.
      Merci

      Bel article, plein de bon sens

      Séverine

  • il n’y a pas que la rentabilité! Bien sur il faut y prêter une attention particulière mais quand on parle de rentabilité il y a aussi bonne gestion, même si l’argent coule à flot lorsque l’on n’a pas les compétences nécessaires pour bien gérer et profiter de la situation, la concurrence vont se donner à coeur joie et en profitera pour vous mettre à la paille

  • Merci pour cet article, je compte lancer ma web entreprise, et il est vrai que j’ai envie de lancer mon projet rapidementet je n’avais pas pris en compte pas mal de point.

  • Quel bonheur de relire la biographie de ma boîte…merci de m’avoir renvoyé en pleine face les 1000 questions qui hantent les nuits d’un jeune entrepreneur.
    Pour nous 15 mois d’alimentaire puis l’explosion, depuis du bonheur et bcp de boulot…

    • Boris
      Répondre

      Voilà une histoire comme on aime en lire !

  • Salut Boris,

    C’est ma première visite et le premier article que j’ai lu sur ton blog et je suis tout à fait d’accord avec toi.

    Pour réussir sur internet, il faut se concentrer sur la rentabilité de son business. Cela est tout à fait important et surtout dans la mesure ou on n’a pas suffisamment d’argent à investir.

    Ce que je voudrais ajouter est que tout business a besoin de fond immédiat sinon de retour sur investissement immédiat pour pouvoir aller de l’avant pour le mieux.

    Je suis dans l’affiliation depuis maintenant plusieurs années et en ce qui concerne mes campagnes publicitaires je mets toujours en place une ou deux qui tourne sur mes propres produits (produits dlp).

    Les revenus générés automatiquement dans mon compte paypal me permette de gérer l’avancé de mes sites de niche.

    Faire aussi un business autour d’une compétence est tout à fait agréable, mais cela ne doit pas vous empêchez de vous lancer sur internet sans compétences puisque le succès de tout personne réside dans la connaissance et l’apprentissage.

    Cordialement

    Yves Kouyo

  • Jean Luc
    Répondre

    Bonjour,

    Je pense que l’article de Boris tres interessant s’applique dans de nombreux domaines de creation d’entreprise.

    Moi meme je suis base au Maroc ou j.ai cree deux societes dont une dans le web et je pense que les deux cles de mon succes ont ete le business plan et la determination avec une projection dans le temps de 1 an en limitant les investissements.

    C’est pourquoi j’aime cette phrase de Jean Monnet « Ce qui est important, ce n’est ni d’etre optimiste, ni pessimiste, mais determine »

    • Boris
      Répondre

      @Jean-Luc, très bon proverbe, qui s’applique fort bien à l’entreprenariat.

  • Bonjour Boris,

    en plein dedans ! (si je puis dire)…

    Je démarre mon activité freelance. Parti sur les chapeaux de roue avec 3 clients en cours, je donne sans compter le temps dont je dispose désormais.

    C’est efficace puisque ça me procure des revenus. Toutefois, je me rends compte que le temps (gratuit à priori) vient vite à manquer.
    Et sortir la tête hors de l’eau pour vérifier l’horizon et « checker » la conformité de ses actions avec la stratégie établie initialement est un impératif auquel il ne faut surtout pas se soustraire.

    En plus, il faut savoir se ménager le temps de veille, de formation et d’information nécessaire dans un univers en perpétuelle évolution.

    Et le souci de la rentabilité risque de se poser si pour faire face on fait appel à des ressources extérieures dans l’urgence pour ne surtout pas perdre le client potentiel.

    Je crois que, pour une activité en solo, le seuil se situe au moment où on peine à garder le cap. A trop vouloir en faire on prend le risque de tout perdre.

    Croyez moi, tout cela c’est bel et bien du vécu ;)

    A bientôt,
    Jean Michel

    • Boris
      Répondre

      Jean Michel, c’est pour cela qu’il est important de s’organiser en consacrant 30 % de son temps à son objectif majeur pendant cette phase de lancement.
      Ceci inclut la veille, la formation et les autres tâches de gain à long terme que tu évoques.
      Mais je sais aussi que c’est une discipline très difficile à tenir dans le feu de l’action !

  • Excellent article, penses-tu qu’il s’applique à la création de blog qui nécessite d’assoir sa notoriété avant de pouvoir en tirer des fruit?

    • Boris
      Répondre

      @Alfa : complètement, c’est le même principe

  • Bonjour

    Votre article me conforte dans mes choix, j’ai un projet de créé une société de formation vidéo, mais avant d’y arriver, je viens de créer un blog, au travers de ce blog je peux m’améliorer dans la créations de tutoriels vidéo, commencer à créer des petites formations payantes,

    j’ai des bonnes bases en informatique, donc j’ai décidé pour rentabilisé de me former en marketing et de commencer à créer des formations vidéo en informatique,c ‘est d’ailleurs le sujet de mon blog.

    Plus tard une fois que je me seri amélioré et que j’aurai eu assez de fonds je me lancerai dans la création d’autres formations qui me tiennent pus à cœur .

    Merci

    • Boris
      Répondre

      @Luc : ça me paraît être une très bonne stratégie

  • Pareil j’ai lancé beaucoup de projets avec plusieurs milliers d’euros et finalement 10-100 euros de rentabilité par mois me paraisse énorme aujourd’hui.

    autre réflexion : Je pense que nous rentrons dans une nouvelle phase d’internet où le savoir devient presque gratuit trop d’informations là ou en 2000 il fallait dépenser des milliers d’euros pour se former.

  • Malmö
    Répondre

    Je suis d’accord avec toi, on oublie trop souvent le critère de la rentabilité.
    Cependant, contrairement à ce que tu dis, même pour des sites comme youtube et FB, la rentabilité est importante, dés le début. Si ce sont maintenant des machine à cash, c’est aussi parce qu’elles sont rentables/seront rentables à un terme bien défini.
    Des gens veulent investir et apporter du cash parce que c’est rentable (et/ou anticipent une rentabilité à un certain terme).
    Je pense aussi qu’il ne faut pas confondre entrée de cash et rentabilité. On peut être rentable et couler pour défaut de payement (ex: les clients payent à 3 mois, mais je dois payer les fournisseurs à 15 jours. Dans une situation de grande croissance, ça peut poser problème si on trouve pas de trésorerie).
    Pour FB, etc, les investisseurs se battent pour donner du cash (qui permet la croissance, cf ma parenthèse précédente) parce qu’ils anticipent que la boite sera rentable, pas seulement pour le plaisir. Donc tes explications s’appliquent aussi pour FB, Youtube et Zynga (à mon sens).
    Et inversement, on peut générer beaucoup de cash au début (via un apport de fond) mais ne pas être rentable, cf ton explication de la bulle début 2000’s.
    Ce qu’il s’est passé en 2000, c’est que les investisseurs, aveuglés et ne comprenant rien au business sur internet, investissaient seulement parce qu’ils pensaient que l’aveuglement du moment ferait encore monter la valeur des boites. Ils ne regardaient pas la rentabilité, il s s’en foutaient, ils raisonnaient seulement sur l’engouement collectif (un peu comme les clubs de foot qui s’endetent pour des joueurs en se disant qu’ils les vendront plus cher dans 2 ans, sans se dire que au quotidien, le club n’est pas rentable).

    • Boris
      Répondre

      merci Mälmo pour ton commentaire qui éclaire et complète l’article.

  • Bonjour à tous,

    des infos de grande qualité comme d’habitude.
    Je suis arrivé au stade évoqué ou le cash deviens le nerf de la guerre pour les perspectives d’avenir.
    Le recours aux business angels se fait ressentir , mais la question est ?
    Faut-il courir un 100m haie au risque de tomber ou faire un marathon à son rythme?
    Cet article me permet de me conforter dans mes choix.

    on se retrouve bien dans l’analyse sur nos débuts ( surtout l’état du bureau!).

    Merci Boris
    Merci @ Fabien pour le partage de son expérience.

    • Boris
      Répondre

      @jeremy : tu t’en doutes à la lecture de cet article, je suis clairement de l’école du « marathon » !

  • Bonjour Boris,

    excellente analyse pour tout blogueur qui débute, ou qui à débuté depuis peu, tel est mon cas.

    La rentabilité est effectivement le plus important.
    Je vais donc réajuster mon itinéraire, car la question que tu nous suggère est vraiment importante; « quelles sont les compétences que je possède déjà et qui pourraient faire entrer du cash dans ma société ? ».

    Merci pour ce rappel, excellente journée.

    Albin

    • Boris
      Répondre

      Albin, content que ce post puisse t’aider.

  • Vraiment intéressant, beaucoup de web entrepreneurs prennent le chemin que tu décris comme étant dangereux : grossir vite, sans rentabilité. Doc là ça fait du bien d’avoir un témoignage d’expérience réussie de manière plus terre à terre, merci !

    • Boris
      Répondre

      merci Robin, je suis là pour ça! ;)

  • Hello,

    Rassurant, c’est exactement ce que j’ai prévu de faire, et les ratios sont les mêmes que ceux que je vais pratiquer. Pas de deadline de mon côté car le conseil j’aime ça aussi :)

    • Boris
      Répondre

      @Charles : c’est vrai que cet article entre bien dans le cadre de ta problématique et je sais que tu avais opté pour cette stratégie. En plus ton activité qui va générer du cash est vraiment dans le même univers que ton objectif principal.
      bref tu suis les principes de cet article à la lettre ; )

      • Rassurant, surtout que je veux faire de mon blog ce que tu as fait du tien plus ou moins (enfin avec d’autres choses également) ^^ Donc je prends les conseils à la lettre !

  • Malheureusement et heureusement on est plus à l’age de la bulle internet ! On a un maturité du secteur, des millions de clients potentiel et pas la possibilité de lever du fond ! c’est paradoxal : )

  • Merci pour cet article, je suis dans le lancement de ma web entreprise, et c’est vrai qu’on a souvent envie de lancer le projet rapidement, sans avoir pris en compte pas mal de point. je dirais que plus l’investissement est important, plus il faudra être précis sur son business plan, plus il est minime plus on pourra se lancer rapidement et évoluer en fonction du marché…

  • Bonjour Boris,

    Tiens c’est marrant ça, je parlais justement de la bulle internet avec mon boss aujourd’hui. Il m’a justement dit qu’il suffisait de dire le mot magique « internet » pour que tout le monde soit prêt à investir.

    Ton article est sympa, mais je trouve qu’internet permet de commencer sans avoir des frais énormes à côté. Tout le monde peut commencer un blog ou un site lambda (avec un minimum de compétences, ok) sans avoir besoin de lever des milliers d’euros d’abord.

    L’investissement en temps est énorme, mais pas l’investissement en argent. Enfin, si on sait faire un site web :-)

    • Boris
      Répondre

      @Julien : je suis bien d’accord avec toi, c’est l’un des gros avantages du web : un seuil de rentabilité assez bas.

  • Souvent difficile de se faire place sur Internet, de s’y faire connaitre et reconnaitre, et c’est tout un travail de longue haleine.
    Difficile également de mettre de côté cette image du Web facile (la bulle Internet des années 2000 ). Expérience et article intéressants.

  • Salut Boris,

    Merci pour cette mise au point qui, personnellement, me fait du bien.

    Car j’ai toujours peur de faire des « tâches ingrates », j’ai l’impression de m’y noyer et d’abandonner mes objectifs.

    Pour quelqu’un qui lance un blog en vu de faire du passive income, est-ce que le ratio 60-70/40-30 marche aussi ?

    Car personnellement, j’ai l’impression d’avoir tout à apprendre (technique, seo, etc.) et, le temps que je passerais offline (à gagner un peu de cash), j’ai l’impression de le perdre sur l’efficacité du blog.

    N’y a-t-il, inévitablement, une sorte de phase d’inertie où il faut s’investir pleinement (sans gagner donc trop de cash au départ) jusqu’à ce que la pompe soit amorcée ?

    • Boris
      Répondre

      @Grégory : c’est un bon ratio. Essaie de faire en sorte que ton activité génératrice de cash soit lié au blog que tu veux lancer, si tu le peux. Mais clairement, en attendant que ton blog génère du cash, il faut bien vivre. Comme un enfant, il vaut gagner de quoi le nourrir et le voir grandir !!!

  • Ton évocation de la bulle internet des années 2000 me renvoie à ma propre expérience.
    A l’époque nous avions créé une « start up » et en étant à l’origine j’en avais rédigé le business plan.
    Je me suis trouvé très vite opposé à mes business angels car je ne visais « que » le marché français…eux voulait l’Europe. Bref je voyais petit. J’ai cherché à défendre ma position mais j’ai finalement cédé. Mon business plan ne tenait plus la route à une plus grande échelle, je le savais. Mais il fallait aller vite. On me disait que ça irait. On disait alors que le temps se comptait en « années de chien » (1 an = 7 ans) et que si je ne suivais pas mes investisseurs avisés (tu parles !) c’en était fini. J’ai suivi….et on s’est planté à vitesse Grand V !! Cette obsession de voir grand avant même de regarder la rentabilité nous a condamné ! Avec le recul, l’erreur peut sembler tellement basique. Mais le contexte de l’époque était fou et il suffisait de dire « start up » pour que même les copains ouvrent leur portefeuille sans rien savoir du business.
    Par ailleurs je regrette rien car d’une part l’on apprend de ses erreurs, et d’autre part j’ai vécu une période d’une frénésie et d’une excitation incroyable : la sensation d’avoir découvert le nouveau monde !

    • Boris
      Répondre

      Merci Fabien de partager cette expérience très intéressante.
      Ton histoire est vraiment typique de ce qui est arrivé à l’immense majorité des start-ups de l’époque.

    • Bonjour, le piége est la, vouloir avancer trop vite. Même avec un business plan béton des imprévus peuvent arriver. J’avais repris de sociétés physiques et augmenté le chiffre d’affaires de 30 % la première année. Formidable, magnifique !
      Nous vendions du carrelage et un avenir prometteur pour notre entreprise se profilait.
      Et soudain la TVA à 5,5% vint nous coupé dans notre élan. Il a fallu revoir le business plan pour s’adapter à ce nouvel aléa qui était bel et bien imprévu. Au départ nous faisions du négoce et nous avons dû embaucher du personnel de pose pour conserver notre clientèle et en acquérir de nouvelles à cause de cette modification. Nous n’étions pas préparés à ça et notre plan de travail ne prévoyait pas ce changement. C’est pour cela comme dit dans cet article rien ne sert de courir, d’ailleurs il y a un dicton pour ça, dans notre cas ce fut une perte de temps considérable de revoir notre fonctionnement, mais sans trop de déboires. C’est alors que je me suis dit qu’il valait mieux ralentir l’évolution de la société pour la pérenniser. Ce fut une belle aventure !

      • Bonjour Eric, Fabien et Boris,

        Pour moi, et je parle également de mon expérience d’Entrepreneur. La meilleure méthode pour avancer est la méthode Lean. Vous avancez au fil de l’eau en fonction des objectifs que vous vous fixez et vous les réevaluez en fonction de votre environnement et des évènements dans lequel vous évoluez.

        Chaque chose en son temps. C’est impossible de vouloir créer un empire en deux jours même en un an. Il faut tous les jours se remettre en tête la direction dans laquelle on va. Sinon, on ne va nul part.

        Jérémy

        • Boris
          Répondre

          Jeremy, je suis justement en train de tester cette méthode pour un nouveau projet que je lancerai à l’été …

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